Chronique d’une mort annoncée

chronique-d-une-mort-annoncee-950698Résumé : Les frères Vicario ont annoncé leur intention meurtrière à tous ceux qu’ils ont rencontré, la rumeur alertant finalement le village entier, à l’exception de Santiago Nasar. Et pourtant, à l’aube, ce matin-là, Santiago Nasar sera poignardé devant sa porte. Pourquoi le crime n’a-t-il pu être évité? Les uns n’ont rien fait, croyant à une simple fanfaronnade d’ivrognes; d’autres ont tenté d’agir, mais un enchevêtrement complexe de contretemps et d’imprévus – souvent joyeusement burlesques -, et aussi l’ingénuité ou la rancœur d’une population vivant en vase clos, ont permis et même facilité la volonté aveugle du destin.

Auteur : Gabriel Garcìa Màrquez

Traduction : Claude Couffon

Edition : Le Livre de Poche

Mon avis :

Ma petite sœur m’a prêté ce court roman qu’elle a lu et adoré lors de ses études. Je me suis donc fiée à elle et je l’ai lu sans même jeter un œil au résumé. En même temps, le titre est assez explicite.

On va donc suivre les dernières heures de la vie de Santiago Nasar à travers le récit d’un de ses amis qui, bien des années plus tard tente de retracer ce matin funeste où l’impensable s’est produit.

Il va pour cela aller recueillir les témoignages de tous les membres du village qui auraient pu voir ou entendre quelque chose. Et dans un petit village de cette taille où absolument tout le monde se connaît, les nouvelles circulent vite.

Ainsi, une heure avant son assassinat, tout le monde était au courant que Nasar allait être tué et par qui.

C’est assez étrange de suivre ces personnages, d’essayer de comprendre leurs motivations et leurs réactions. Chacun a des sentiments différents pour Nasar qui, bien qu’étant globalement apprécié, n’est qu’un être humain. Il a donc des défauts, plus ou moins gros, qui font que le lecteur peut choisir de le détester ou de l’apprécier, ou juste de l’observer sans décider.

Cette personnalité et ces témoignages opposés poussent aussi le lecteur à se questionner sur la véracité du mobile qui poussent les frères Vicario à le tuer, au nom de l’honneur. Mais c’est à nous de tirer nos conclusions. On a l’impression d’être à la fois témoin et juré, bien qu’il ne reste aucune condamnation à faire.

Il est aussi très perturbant de suivre l’affaire. Le crime aurait pu être évité. C’est une évidence. Les tueurs ont tout fait pour qu’on les arrête. Tout le monde était au courant. Nombreux étaient ceux qui souhaitaient protéger Santiago Nasar. Pourtant, le destin en a voulu autrement et ce qui paraissait évident à dévier s’est pourtant produit. Comme si le destin choisissait de prendre parti, que l’honneur à rétablir influençait la situation.

Le tout est parsemé de situations qui feraient rire ou au moins sourire dans un autre contexte, mais permettent tout de même de se retrouver face à un récit certes de mort mais sans le côté dramatique et triste attendu. Il y a une certaine légèreté dans le fait que l’on sache d’avance comment cela se finit, une certaine curiosité qui nous pousse à suivre tous ces témoignages au travers desquels on apprend à connaître les habitants du village, et presque à se projeter dans ce petit monde.

En bref : une lecture perturbante qui ne manque pas de nous surprendre en mêlant destin fatale et situation quasi comiques.

Bonne lecture!

Xoxo!

Un commentaire sur « Chronique d’une mort annoncée »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s