Yardam

yardam-1304737Résumé : A Yardam, la folie est sexuellement transmissible. Dans l’espoir d’endiguer l’épidémie, la population est mise en quarantaine, isolée du reste du monde.
Le virus n’a pas épargné Kazan. A l’image de la ville qui s’enfonce dans le chaos, il sombre lentement. Pour s’en sortir, il serait prêt à toutes les extrémités, y compris à manipuler Feliks et Nadja, un couple de médecins étrangers venus ‘enfermer volontairement dans la cité pour trouver un remède. Dans son désespoir, il va accomplir le pire.

Autrice : Aurélie Wellenstein (Le Dieu Oiseau, Mers Mortes)

Edition : Scrinéo

Date de parution : 11/05/2020

Genre : fantasy

Mon avis :

Après Le Dieu Oiseau et Mers Mortes, je sais que je dois me préparer à être perturbée et touchée à la fois dans ma lecture quand je me lance dans un roman de Aurélie Wellenstein. Ça n’a pas manqué.

On suit donc Kazan qui vit à Yardam. On assiste avec lui à la mise en quarantaine de la ville à cause d’une maladie inconnue qui ne cesse de se répandre. Les médecins se penchent alors sur l’épidémie, tentant de comprendre la fascination pour la lune, le moyen de transmission de la maladie, sa nature.

Kazan, lui, a des informations sur cette maladie. Parce qu’il n’est pas épargné. Lorsque Feliks et Nadja mentent pour entrer dans la ville en affirmant pouvoir soigner les patients, il leur apporte son aide, scellant ainsi un lien entre eux.

Kazan a réussi à me toucher, à m’émouvoir, tout en étant répulsif. Il est à la fois attachant et détestable. On veut le voir apaisé, et en même temps on souhaite qu’il souffre. Aurélie Wellenstein ne nous décrit pas des personnages pour qu’on les aime. Elle les écrit tels qu’ils sont : humains. Et l’humanité poussée dans ses retranchement n’est pas belle à voir. On voit en un même esprit le meilleur et le pire. On voit aussi l’influence que deux personnes peuvent avoir l’une sur l’autre à travers l’évolution des personnages.

Alors que la tension dans la ville ne fait que monter, la lutte interne en Kazan prend le dessus. Ses relations avec Feliks et Nadja en sont impactées. Les liens qui les unissent sont faits de haine, d’amour, de désir et de dégoût. Le tout se confondant dans un besoin de survie ultime.

L’autrice nous dépeint dans ce roman des personnalités très différentes. Elles sont les multiples facettes de l’Homme face à un environnement dangereux, dur, dans lequel les règles normales n’ont plus lieu d’être. On voit la ville s’effondrer sous la folie des foules, tout en faisant le même constat dans la psyché des personnages que l’on croise.

On est embarqué au cœur de la ville et de la vie de Kazan. On est dans sa tête. Et rien ne nous est épargné. L’écriture est addictive et le rythme soutenu. Les scènes sont dures, parfois crues. On en ressort marqué, perturbé. On ressent toute la tension, la peur, la violence, le tout décrit avec un réalisme dérangeant.

En bref : Une ville en quarantaine, un virus, une maladie mentale et la plume dure et efficace de Aurelie Wellenstein au service d’un roman dérangeant et addictif (et pas seulement parce que je l’ai lu pendant le confinement!).

Bonne lecture!

Xoxo!

2 commentaires sur « Yardam »

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