Tant que vole la poussière

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Résumé : Elle a grandi, est devenue mère, incapable d’affronter pleinement la réalité. Elle noie son mal-être dans l’opium. Il échappe aux affres du temps, se terre dans un quartier londonien sordide, rescapé de son excursion cauchemardesque dans le ventre du crocodile. Il attend son heure. Wendy Wild née Darling et le Capitaine James Hook.
Quand leurs chemins se croisent à nouveau, elle est dévastée par la disparition de sa fille et reste persuadée, envers et contre tous, que son enfant se trouve sur l’Île de Nulle-Part. Lui est porté par sa haine, il ne vit que pour sa vengeance contre le Garçon Éternel.
Les deux anciens ennemis n’ont d’autre choix que de s’allier pour regagner le Pays Imaginaire. Mais ces terres prodigieuses ne sont plus telles qu’ils les ont connues : le chaos menace, le mal s’est enraciné dans les tréfonds du royaume de Peter Pan…
Le pirate déchu et la conteuse d’histoires déterminée parviendront-ils à surmonter leurs différences et leurs oppositions passées pour servie leurs intérêts communs?

Autrice : Cameon Valciano

Edition : Magic Mirror

Date de sortie : 15/06/2020

Genre : fantastique, réécriture, conte

Mon avis :

J’aime les réécritures en général. Mais j’ai un attrait particulier pour toutes les réécritures et adaptations qui impliquent Peter Pan ou le Pays Imaginaire. J’ai donc vu les Disney Peter Pan 1 & 2, le film Pan de 2015, le film Hook, le film Peter Pan de 2003, la saison 3 de Once Upon A Time et sûrement d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit tout de suite. Bref, je n’ai jamais assez de poudre de fées!

Je me suis donc plongée dans cette réécriture avec délice.

Mais aussi un certain nombre d’attentes. En effet, je commence à ne pas trop mal connaître l’univers,
donc il y a des éléments qu’il est important pour moi de retrouver, et une certaine cohérence aussi. Et j’ai été servie. Tout y est, et plus encore. On retrouve l’histoire écrite par J. M. Barrie, dont certains éléments importants mis de côté dans les versions les plus softs. On retrouve surtout le fait que Peter Pan est un enfant qui n’a pas de mémoire et ainsi aucune culpabilité, ce qui en fait un enfant cruel. J’avais trouvé ça très marqué dans le livre, très peu dans ses adaptations. Ici, Peter est bien celui qui est dépeint dans l’oeuvre originale, et la perte de son ennemi de toujours, Hook, a empiré les choses. On est face à un enfant non seulement cruel, mais qui en plus s’ennuie et est triste.


donc il y a des éléments qu’il est important pour moi de retrouver, et une certaine cohérence aussi. Et j’ai été servie. Tout y est, et plus encore. On retrouve l’histoire écrite par J. M. Barrie, dont certains éléments importants mis de côté dans les versions les plus softs. On retrouve surtout le fait que Peter Pan est un enfant qui n’a pas de mémoire et ainsi aucune culpabilité, ce qui en fait un enfant cruel. J’avais trouvé ça très marqué dans le livre, très peu dans ses adaptations. Ici, Peter est bien celui qui est dépeint dans l’oeuvre originale, et la perte de son ennemi de toujours, Hook, a empiré les choses. On est face à un enfant non seulement cruel, mais qui en plus s’ennuie et est triste.

On retrouve aussi toute la famille Darling et les Enfants Perdus. Wendy s’est mariée et a eu une fille, Jane. Michael et John aussi sont adultes.
De même que les garçons que leurs parents ont adoptés 20 ans plus tôt. Tous sont devenus adultes. Mais en dehors de Wendy, qui conte les histoires à sa fille, tous les autres ont fini par oublier le Pays Imaginaire. Wendy, elle, n’oublie pas. Une partie d’elle se languit de cette enfance laissée derrière elle, des aventures vécues et de la liberté perdue. Elle étouffe dans une société qui enferme les femmes dans des rôles trop limités, dans des corsets trop serrés, dans des prisons dorées aux barreaux invisibles. Pour la jeune femme pleine d’imagination, cette société la tue à petit feu. En même temps que l’opium. On découvre ici une version vraiment différente de Wendy par rapport à ce à quoi on est habitué. J’ai trouvé ça extrêmement juste. C’est une critique directe de la société et des règles stupides imposées aux femmes de tous temps afin de les limiter.


De même que les garçons que leurs parents ont adoptés 20 ans plus tôt. Tous sont devenus adultes. Mais en dehors de Wendy, qui conte les histoires à sa fille, tous les autres ont fini par oublier le Pays Imaginaire. Wendy, elle, n’oublie pas. Une partie d’elle se languit de cette enfance laissée derrière elle, des aventures vécues et de la liberté perdue. Elle étouffe dans une société qui enferme les femmes dans des rôles trop limités, dans des corsets trop serrés, dans des prisons dorées aux barreaux invisibles. Pour la jeune femme pleine d’imagination, cette société la tue à petit feu. En même temps que l’opium. On découvre ici une version vraiment différente de Wendy par rapport à ce à quoi on est habitué. J’ai trouvé ça extrêmement juste. C’est une critique directe de la société et des règles stupides imposées aux femmes de tous temps afin de les limiter.

Au passage la dépression et l’addiction sont abordés. On n’entre pas dans les détails, on ne les nomme pas, mais le sujet est bien là, rendant le personnage plus vrai, plus réaliste.

D’autre part on retrouve le Capitaine Hook. J’aime les pirates. J’aime leur vie, leur liberté, leur code moral. Et James Hook ici ne fait pas exception. Loin de l’absoudre de son rôle de méchant dans l’histoire que l’on connaît tous, cette version le trouve assumant complètement ses actes et parfaitement conscient de la noirceur de son âme. On est sur un personnage vraiment sombre, qui n’hésite jamais quand sa survie est en jeu. Mais petit à petit, on en apprend plus sur son passé. Et c’est là qu’on rentre dans la partie la plus intéressante et unique de cette réécriture. L’autrice nous fait découvrir tout un pan de l’histoire du Pays Imaginaire jamais vue avant. On découvre Pan avant Wendy. Bien avant Wendy.

de son rôle de méchant dans l’histoire que l’on connaît tous, cette version le trouve assumant complètement ses actes et parfaitement conscient de la noirceur de son âme. On est sur un personnage vraiment sombre, qui n’hésite jamais quand sa survie est en jeu. Mais petit à petit, on en apprend plus sur son passé. Et c’est là qu’on rentre dans la partie la plus intéressante et unique de cette réécriture. L’autrice nous fait découvrir tout un pan de l’histoire du Pays Imaginaire jamais vue avant. On découvre Pan avant Wendy. Bien avant Wendy.

On retrouve aussi Tiger Lily et son peuple, les Sirènes et bien sûr les fées. Tout y est. La magie est partout. Mais tout est bien plus sombre, comme si l’ombre qui s’étend sur les rêves de l’enfance une fois devenu adulte s’était étendue sur l’Île.

L’écriture m’a portée à travers des aventures merveilleuses. J’ai eu l’impression de vivre au Pays Imaginaire. D’évoluer auprès des personnages qui grandissent aux côtés les uns des autres, qui s’apportent tant au fil des pages. C’est beau et cruel à la fois. C’est comme de se rendre sur l’Île une fois adulte : on s’extasie devant la magie, mais on ne peut s’empêcher d’en voir le revers.

Il y a deux détails que j’ai trouvés dommages. Le premier ce sont les quelques fautes qui m’ont sortie de ma lecture sur le coup. Je suis vite perturbée par les fautes d’orthographe ou de grammaire, et celles que j’ai vues sont assez grosses donc forcément je n’ai pas pu passer à côté. Mais j’ai quand même pu me remettre dedans assez vite. Le deuxième élément, c’est qu’il y a un personnage non binaire, une fée bleue qui a décidé de n’être ni femme ni homme. Si j’ai beaucoup aimé l’explication de sa couleur et les réflexions que se fait Wendy là dessus, j’aurais aimé trouver ici l’utilisation du pronom iel, ou un pronom plus clairement non binaire, qui aurait eu plus de sens ici et aurait été plus compréhensible. C’est dommage, mais ça ne gène ni ne gâche le reste.

En bref : Ce roman m’a offert cette seconde chance que j’attendais : ayant manqué mon rendez-vous avec Peter Pan dans mon enfance, j’ai pu me rendre au Pays Imaginaire en tant qu’adulte! Un roman à la fois sombre et beau, à la hauteur des émotions humaines les plus dures et douces à la fois.

Bonne lecture!

Xoxo!

3 commentaires sur « Tant que vole la poussière »

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