Interview – Tia Wolff

Hello Fairies!

Vous avez déjà pu lire interview de Cassandra O’Donnell et une de Gaëlle Magnier. Aujourd’hui, c’est au tour de Tia Wolff dont le prochain roman sort le 21 septembre 2021 et que je ne vais pas cesser de vous recommander.

Vous pouvez retrouver mes chroniques sur tous ses précédents romans. Elle a écrit une saga de fantasy Young Adult, Anthea en quatre tomes Les Mastels, Les Sorciers, Les Selhers et Le cycle blanc; ainsi qu’un roman contemporain Au comptoir des murmures; et bientôt Et je t’ai entendu sourire. Elle a aussi participé avec des nouvelles dans les recueils des Plumes indépendantes.

Tu as écrit une saga Young Adulte en Fantasy, puis un roman contemporain. Tu as aussi écrit plusieurs nouvelles pour les recueils des Plumes Indépendantes. Et bientôt un nouveau roman va sortir. Tu écris donc dans des genres et formats variés. Est-ce que tu as une préférence ?

J’adore les nouvelles parce que c’est un exercice intéressant qui permet d’explorer des sujets ou des techniques auxquels je ne suis pas habituée. Mais mon genre de prédilection, c’est le roman contemporain. Si on me demandait de choisir, je privilégierais celui-ci. Mais j’aime aussi varier les genres et les mélanger, même si ça complique parfois le classement de mes romans. Je n’ai pas envie de me mettre de barrière.

Tia Wolff avec son roman à paraître le 21 septembre

Depuis quand écris-tu ? Quelle a été la place de l’écriture dans ta vie avant d’en faire ton métier?

J’écris depuis toujours. Déjà toute petite j’inventais des histoires et quand j’ai su former mes premiers mots sur le papier, j’ai écrit mes premiers textes. Ça a toujours été mon cocon, l’endroit où je me sentais bien. L’écriture m’a parfois permis de m’évader d’un quotidien qui ne me correspondait pas. Elle a toujours eu une place plus ou moins importante selon les périodes. Je n’ai jamais cessé d’inventer des histoires même si je ne les publie pas toutes.

Pourquoi le choix de l’auto-édition ?

Au départ, c’était un test. J’avais besoin d’une motivation pour avancer et donner mon texte à lire en était une. Je ne mesurais pas l’importance que ça pourrait prendre par la suite. Depuis, j’ai rencontré beaucoup de personnes (auteurs, chroniqueurs…) et appris énormément de choses sur le monde de l’auto-édition mais aussi celui de l’édition. Même si mon choix de départ n’était pas très réfléchi, je m’y suis consacrée à 100% et ça m’a permis d’évoluer en tant que femme et en tant qu’autrice.

Quand et comment as-tu décidé d’en faire ton métier? Et comment tu organises ton temps d’écriture?

C’est un concours de circonstances (comme beaucoup de choses dans ma vie, parfois, je vois une opportunité et je saute dans le vide) J’avais un métier en parallèle et quand j’ai mis fin à mon contrat, je me suis dit que c’était l’occasion idéale pour tenter pendant un an ou deux et voir ce que ça pourrait donner à temps plein.

Au fil du temps, j’ai créé un planning qui me convient. Mes matinées sont consacrées à l’écriture parce que c’est là que j’ai le plus d’énergie et que je suis la plus concentrée. Le reste de la journée se divise entre la relecture, la communication et toutes les tâches administratives. Il y a beaucoup à faire et mes semaines sont bien remplies.

Ton prochain roman Et je t’ai entendu sourire parle notamment de relation toxique et de reconstruction après ce type de relation. Pourquoi et comment as-tu choisis de traiter ce sujet ? Et pourquoi était-ce important pour toi de raconter l’histoire de Lucie ?

Ce roman est né d’une photo mettant en scène un couple qui me semblait indestructible. Ma première idée était de raconter la formation de ce couple, ensuite j’ai réfléchis à ce qui pouvait les avoir menés là. Je savais que Lucie avait besoin de temps pour elle au début du roman et que cette histoire était autant celle de son couple que la sienne. Elle me racontait tout une période de sa vie. Je n’ai pas cherché le thème, il est venu à moi assez naturellement. Malheureusement, c’est un thème qu’on croise régulièrement dans notre vie, que ça nous arrive à nous ou que ça arrive à nos proches. C’est pour cette raison qu’il était important de raconter cette histoire. Pour dire à ces personnes qu’elles ne sont pas seules et que le temps n’est pas un facteur quand on essaye de se reconstruire.

les thèmes de Et je t’ai entendu sourire

Comment la vie de tous les jours, les événements, l’actualité influencent-ils ton écriture ? Comment s’est passé le confinement pour toi ? Quel impact a-t-il eu (ou non) sur ton écriture ?

J’ai toujours été à l’écoute du monde qui m’entoure. Je suis très observatrice et je pense avoir une bonne capacité d’analyse. Donc mon quotidien et l’actualité me nourrissent en tant qu’autrice. Parfois c’est inconscient et parfois, un sujet me tient réellement à cœur et je l’exploite dans mes textes.

Le confinement s’est bien passé pour moi. Un petit ajustement au début parce que mon conjoint se retrouvait en télétravail et que nous n’avions pas le même rythme mais sinon, c’était comme avant. Côté travail en tous cas. Il n’a pas eu d’impact particulier à part le fait que je refuse de parler de ce virus dans mes romans. Tant pis si je créé une réalité alternative !

Peux-tu parler un peu de tes projets en cours et à venir ?

Pour l’instant, je me consacre principalement à la sortie de mon roman. J’ai d’autres manuscrits en cours d’écriture mais à l’heure actuelle, je serai bien embêtée de dire lequel sera ma prochaine publication ou même lequel aura un point final. J’explore des thèmes et des idées qui me tiennent à cœur et je sais qu’à un moment, il y en aura un manuscrit qui prendra le dessus.

Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?

Tout peut m’inspirer. Une photographie, une chanson, un lieu, une série télé, une conversation… Si ça me procure une émotion assez forte, il y a fort à parier que je vais commencer un manuscrit. J’ai une imagination débordante et des centaines d’idées dans mes tiroirs.

Couverture de Et je t’ai entendu sourire, le dernier roman de Tia Wolff

As-tu d’autres passions ? Se mêlent-elles parfois à ton écriture ?

J’aime voyager et la photographie mais je suis aussi très liée à certains univers qui se mêlent souvent à mon écriture : certains artistes, certaines époques…

Connais-tu ton animal totem ? Si oui, quel animal est-ce ?

Alors non, je ne le connais pas. Du coup, j’ai fait deux tests en ligne pour voir (et pour m’amuser un peu). L’un me propose le dauphin, l’autre le tigre. Donc… Le dauphin-tigre ?

J’aime bien l’idée du dauphin-tigre, ça devrait exister!
Si tu pouvais rencontrer une personne autour d’un thé ou d’un dîner, n’importe quelle personne au monde, qui choisirais-tu? Que voudrais-tu lui dire?

L’auteur de la photo qui a inspiré mon roman pour parler photo et inspiration. Et peut-être Ed Sheeran pour essayer de comprendre pourquoi il écrit la bande son de ma vie ! Je suis certaine de passer un bon moment, les deux ont beaucoup d’humour.

Et pourquoi pas un petit concert privé!
Et pour le mot de la fin, quel est, pour toi, le plus grand pouvoir des mots?

Celui de créer des émotions.

Merci encore à Tia Wolff d’avoir accepté de répondre à mes questions! J’espère que cela vous a donné envie de la découvrir si vous ne la connaissiez pas encore!

Au passage, si vous souhaitez découvrir le prologue et le premier chapitre du roman de Tia qui sort le 21 septembre, je vous les lis juste ici :

Bonne lecture!

Xoxo!

 

2 commentaires sur « Interview – Tia Wolff »

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