Avis lecture – Dans l’Ombre de Paris

La Dernière Geste, Premier Chant

Résumé : Depuis des siècles, les humaines traitent les fées, dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux.
Lorsque la princesse Yuri reçoit une lettre de son père lui enjoignant de quitter le Japon pour le rejoindre, elle s’empresse d’obéir. Mais à son arrivée, elle découvre avec stupeur qu’elle a été promise à l’héritier du trône de France ! Dès lors, sa vie semble toute tracée… jusqu’à ce qu’une femme lui propose un choix : rester et devenir ce que la société attend d’elle ou partir avec cette seule promesse : « on vous trouvera, et on vous aidera. »
Et si ce « on » était la dernière personne que Yuri pouvait imaginer ?

Autrice : Morgan Of Glencoe

Illustration de couverture : Benjamin « Zariel » Chaignon

Edition : ActuSF

Tome : 1/5

Genre : fantasy

Mon avis :

Je viens de découvrir le résumé en l’écrivant ici. Je me suis vraiment lancée dans ce livre à l’aveugle, me laissant guider par les avis de mes amies lectrices aux mêmes goûts que moi qui avaient adoré l’univers et l’histoire de ce premier tome. Je me suis aussi laissée influencer par les lives matinaux de l’autrice sur Twitch et son concert aux Imaginales où elle nous a fait découvrir l’univers musical à la harpe associé à La Dernière Geste et ses peuples et personnages. C’est ainsi que je me suis lancée dans cette lecture avec de la musique plein la tête.

Et j’ai fait la connaissance au fil des pages de Yuri, des Fourmis, des Rats, de Sir Edward Longway et bien d’autres dont je connaissais les chansons, pour une immersion encore plus complète.

L’univers est à la fois familier et nouveau. Yuri est japonaise et sa culture est très présente. Une partie de l’histoire se situe en France, à Paris, ville que l’on connait bien. Pourtant les liens entre les pays, les fonctionnements sont différents. On rencontre le roi Louis XX et son fils. L’étiquette et les bals à l’ancienne sont toujours en vigueur. La direction des pays de la Triade se fait toujours de père en fils. Les princes se déplacent à cheval dans les rues de Paris… mais utilisent un micro-cravate pour s’adresser à la foule du peuple. Des caméras surveillent tous les faits et gestes de la Reine. Et l’on se bat tout autant au katana qu’à la mitrailleuse. Bref, les époques se mêlent, mélangeant tradition et technologies plus récentes. Et si ça étonne peut-être au tout début, ça devient très vite totalement naturel, et les éléments se marient très bien.

Et à côté de ça, on a les fées. Ces créatures non humaines qui terrifient ceux-ci. Yuri a grandi avec l’idée que les Selkies, les feux-follets, Spectrales et autres Aelings n’étaient pas plus que des animaux, sauvages en plus donc qu’il fallait les dresser et les contrôler, et en avoir peur.

Et Yuri est la princesse parfaite, qui intègre bien ses leçons et correspond en tous points à ce que son père attend d’elle. Jusqu’à ce qu’il brise sa promesse, la seule qu’il lui ai faite, celle de ne jamais la fiancer sans son accord. A partir de là, les choses changent pour Yuri, et on la voit évoluer et remettre en question tout ce qu’elle a toujours pris pour acquis. Elle est obéissante certes, mais elle est loin d’être stupide, et elle est donc prête à rejeter ses leçons de princesse privilégiée, même si ce n’est pas toujours évident.

Il y a beaucoup de personnage très attachants dans ce roman. J’ai adoré rencontrer les Fourmis et les Rats, découvrir un peu de leurs histories, de leurs vies, leurs liens parfois inattendus. Le point fort de ce roman, c’est vraiment ses personnages. Ils ont leurs combats, leurs idéaux et nous les transmettent et je n’ai pas pu m’empêcher d’être touchée par leurs causes.

Le thème principal de la révolte qui couve, c’est le besoin de liberté et d’égalité. Pour tous. Parce que la Triade ne donne aucun droits aux fées, que seule l’hétérosexualité est autorisée, que les genres sont fermés (posant question à la Selkie qui ne comprend pas la notion de genres), que le peuple Parisien est écrasé sous le poids des impôts qui vient payer le confort de la noblesse. Bref, le peuple caché sous les Egouts rêve de liberté. Et c’est le destin de l’un de ses personnages qui va peut-être faire basculer les choses.

J’ai donc adoré tous les personnages, bien que deux d’entre eux m’aient paru peut-être un peu trop parfaits. Mais ça ne m’a pas empêchée de les adorer et d’adhérer à leur cause. Pour ce qui est de l’écriture, elle m’a emportée dès les premières pages. J’ai lu plus de 400 pages en moins de deux jours, malgré un emploi du temps bien chargé. J’étais happée et entièrement plongée dans l’univers mêlant Japon, Renaissance en France et féérie, impliquée dans les causes et évolution des personnages.

J’ai été d’autant plus émotionnellement frappée par les derniers chapitres. La montée de la tension et enfin son explosion m’ont brisé le cœur. J’ai pleuré, je l’admets même si je me doutais de ce qui arrivait. J’étais aux côtés des personnages et j’ai ressenti avec eux leurs peines et leurs peurs. Et j’ai enchaîné tout de suite avec le tome 2, que j’ai commencé dans la foulée.

En bref : Un premier tome qui emporte et touche en plein cœur. Une véritable réussite pour un univers qui enveloppe le lecteur et prend son cœur au passage.

La chaîne Twitch de l’autrice/chanteuse/joueuse de harpe pour des matinales musicales toutes douces!

Bonne lecture!

Xoxo!

5 commentaires sur « Avis lecture – Dans l’Ombre de Paris »

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